
Pour une pensée
architecturale relationnelle
Maëlle Tessier
Face à la crise écologique, sociale et politique engendrée par un modèle de développement fondé sur la croissance, le productivisme et l’exploitation des ressources, il devient urgent d’inventer d’autres manières d’habiter le monde. Cet essai défend une reconfiguration de l’architecture autour de la relation, invitant à dépasser les modèles abstraits et universels hérités de la modernité pour renouer avec une pratique située, attentive aux territoires, aux habitants, aux autres vivants et aux singularités locales.
Articulé autour de deux chapitres, Le toucher du monde et Le tissage de l’ordinaire, l’ouvrage explore les fondements d’une architecture relationnelle, capable d’articuler les dimensions sociales, culturelles et écologiques de l’acte de construire. À la croisée de l’architecture, de l’écologie, de la phénoménologie et de la philosophie contemporaine, il envisage la relationnalité comme un principe pour penser les interdépendances entre humains, autres vivants et milieux de vie.
Les pensées écosophiques, décoloniales et écoféministes ouvrent ici de nouvelles perspectives fondées sur la réciprocité, le soin et la cohabitation. Entre attention à l’existant et projection vers un à venir, cette réflexion cherche à faire émerger de nouveaux imaginaires architecturaux et des milieux habités plus justes, plus résilients et plus respectueux du vivant.
Texte / Maëlle Tessier
Dessins / Tangui Robert
Couverture avec marquage à chaud
Reliure dos carré collé cousu
Papier Munken Print White
Format fini : 14.50 x 23.00 cm / ouvert : 31.85 x 23.00 cm
392 pages
Dépôt légal : 4ème trimestre 2026
ISBN 978-2-494272-17-0
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[…] Ici et ailleurs, au contact de cultures différentes, de situations multiples et singulières qui s’enchevêtrent,
s’élabore une matrice régénératrice d’architectures de l’existence. Exister ne saurait être ramené à la « maigre positivité »
des volontés capitalistes mais inscrit l’être humain dans l’horizon énigmatique de rencontres spatiotemporelles.
Maëlle Tessier met en partage des expériences de lieux et de lectures qu’elle a soigneusement récoltées,
représentées et ordonnées.[…]
extrait de la préface Accordances de Chris Younès








[…] Partir à la découverte, s’exposer à la « surprise d’être ». L’investigation a permis de collecter images,
réflexions, sensations et gestes jubilatoires, dans la célébration de l’extraordinaire de l’ordinaire et de l’altérité,
indissociables de leur incarnation. Il y est question de parcours, de corps, de mémoires, de sol, du dehors et du dedans,
de jeux d’ombre et de lumière, de matérialités et de rythmes. Et ce aux antipodes d’une pensée abstraite faisant écran
au contact. Au nouage du langage et de l’émotion, l’architecture libérée des significations génériques se présente
à l’épreuve du relationnel en sa « signifiance insignifiable », attentionnée au déjà-là, à la cosmicité et au composite.
Dans l’entrelacs du « toucher du monde » et du « tissage de l’ordinaire » s’exprime le désir d’imaginaires émancipateurs
pétris d’hybridations fécondes et joyeuses. Se dégage de l’ensemble des écrits et éléments graphiques une confiance
dans ce que peut cette architecture. […]
extrait de la préface Accordances de Chris Younès